Un programme de financement de 150 millions de dollars appuie les services de santé au Liban

0
44

Washington, 26 juin 2017 – La Banque mondiale va injecter un montant de 120 millions de dollars dans le système de santé libanais, dont les problèmes structurels ont encore été aggravés par l’arrivée d’un grand nombre de réfugiés syriens. Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large auquel la Banque islamique de développement (BIsD) contribuera à hauteur de 30 millions de dollars et qui vise à assurer un service essentiel à des milliers de familles pauvres ; 340 000 personnes devraient en bénéficier.

Les administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé le « Projet en faveur de la résilience du système de santé au Liban » lors d’une réunion tenue aujourd’hui au siège de l’institution à Washington. Pour la Banque mondiale, ce projet relève d’une stratégie de plus vaste portée qui vise à appuyer les efforts déployés par les autorités publiques pour réduire les conséquences économiques et sociales de la crise syrienne sur les populations vulnérables.

Selon Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le dispositif de cofinancement avec la BIsD est un modèle de collaboration entre des institutions financières internationales et régionales dont l’objectif est d’accroître l’appui fourni aux pays clients de la région : « La Banque mondiale est déterminée à aider le Liban à mobiliser des fonds pour compenser les répercussions sociales et économiques de la crise des réfugiés sur son territoire. La communauté internationale est prête à apporter une aide supplémentaire à certains projets à l’étude qui cadrent avec le programme général de développement national. »

Le projet permettra aux populations couvertes de bénéficier : i) de services axés sur le bien-être et différenciés selon le sexe ; ii) de traitements pour les maladies non transmissibles les plus courantes, comme le diabète et l’hypertension ; iii) de soins de santé de la procréation ; iv) de soins de santé mentale ; et v) de services aux personnes âgées. Son financement se compose d’un prêt de 95,8 millions de dollars et d’un prêt concessionnel de 24,2 millions du Mécanisme mondial de financement concessionnel (GCFF), fonds multinational administré par la Banque qui apporte un soutien aux pays à revenu intermédiaire confrontés à des difficultés sociales et économiques inhabituelles par suite de l’arrivée de réfugiés.

Pour Ghassan Hasbani, Premier ministre adjoint et ministre de la Santé publique du Liban, le soutien international encourage les autorités publiques à définir clairement leurs objectifs de développement : « Nos partenaires humanitaires nous apportent un soutien critique, mais ils ne peuvent pas répondre à tous les besoins. Le Mécanisme mondial de financement concessionnel a forgé de précieux partenariats qui nous permettent de considérer la situation dans son ensemble et de construire les bases nécessaires pour faire face à la crise actuelle tout en poursuivant notre croissance et en ouvrant des perspectives à plus long terme. »

Le nouveau programme s’inscrit dans la continuité du Projet de Rétablissement des Soins de Santé Primaires d’Urgence, qui a bénéficié d’un don de 15 millions de dollars émanant du fonds fiduciaire constitué en réponse à la crise syrienne, qui est géré par la Banque. Ce don, approuvé en 2015, finance la rénovation d’environ 75 centres de santé répartis dans le pays pour leur permettre de fournir des soins de qualité aux communautés rurales et marginalisées. Il subventionne aussi un ensemble de services de santé essentiels au profit de 150 000 personnes pauvres. Étant donné que le Liban applique un modèle de prestation de services intégré dans le cadre duquel les Libanais et les réfugiés syriens ont accès à des services dans les mêmes établissements sanitaires, les interventions financières dans le secteur de la santé bénéficieront aux deux groupes de populations.

Le nouveau projet porte l’enveloppe de financement de la Banque pour le Liban à 1,4 milliard de dollars. Cette enveloppe est notamment constituée de dons, de prêts concessionnels et d’une allocation exceptionnelle de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement, qui fournit normalement son appui aux pays les plus pauvres du monde et non pas aux pays à revenu intermédiaire comme le Liban.

LEAVE A REPLY