Discours du vice-président de la Banque mondiale pour MENA, Hafez Ghanem, à la conférence sur l’investissement “Tunisia 2020”

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Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président du Gouvernement,

Messieurs les Ministres,

Honorables Invités,

Chers amis et collègues partenaires,

Au nom du Président Jim Kim, et de l’ensemble de mes collègues du Groupe de la Banque mondiale, je tiens tout d’abord à exprimer notre honneur et immense plaisir à participer à cette Conférence Internationale d’appui au développement économique, social et durable de la Tunisie. Lors de sa seconde visite en Tunisie au mois de mars dernier, le Président Kim a clairement réaffirmé son ferme soutien à la Tunisie dans sa transition historique vers une ère post-révolutionnaire plus stable.

Le partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et la Tunisie ne date pas d’hier. Au début des années 60, notre premier financement à la Tunisie a été dans le secteur de l’éducation – un secteur dans lequel nous restons à ce jour pleinement engagés afin que les jeunes Tunisiens et Tunisiennes puissent pleinement profiter des opportunités économiques du monde actuel. Hier comme aujourd’hui, nous restons pleinement engagés aux côtés du peuple Tunisien pour œuvrer à la mise en œuvre de son nouveau contrat social basé sur la promotion des opportunités pour tous ; je pense notamment aux jeunes et aux femmes ainsi qu’aux régions défavorisées du pays. 

Depuis 2011, la Tunisie a démontré sa capacité à surmonter d’immenses obstacles pour, d’une part, assurer une transition démocratique saluée par l’ensemble du monde, et d’autre part développer une résilience économique. Le nouveau Plan de Développement 2016-2020 s’inscrit dans la continuité de ces efforts pour assurer le succès de la seconde transition à laquelle le pays est confronté : la transition économique. Le Groupe de la Banque mondiale souscrit pleinement aux objectifs visés par le Plan de Développement et ses orientations pour une croissance à la fois forte, durable, équitable et soutenable. Bien évidemment, la réalisation de ces objectifs suppose la mise en œuvre de réformes difficiles. La conférence qui s’ouvre aujourd’hui atteste, si besoin en était, de la résolution des autorités tunisiennes à accélérer la mise à niveau de l’administration et des grandes entreprises publiques et à améliorer l’attractivité de la Tunisie pour les opérateurs privés.

Sans entrer dans le détail des différentes réformes envisagées dans le Plan de Développement et de l’appui du Groupe de la Banque mondiale à ces réformes, je souhaiterais tout de même mentionner un certain nombre de changements législatifs importants qui intéressent au premier plan les investisseurs privés réunis lors de cette conférence. J’en citerais cinq :

1.     le nouveau code de l’investissement ;

2.     la loi sur les partenariats publics privés ;

3.     la loi bancaire ;

4.     la loi sur la concurrence,

5.     et enfin la loi sur les faillites.

L’ensemble de ce nouvel arsenal législatif devrait permettre d’attirer plus facilement les fonds nécessaires au développement des grands projets d’infrastructures, notamment via les partenariats public-privé, et aussi d’encourager les investisseurs privés à s’intéresser aux secteurs et filières à fort potentiel dans chacune des régions du pays.

La nouvelle stratégie de partenariat entre la Tunisie et le Groupe de la Banque mondiale pour les années 2016-2020 a été conçue sur la base du Plan de Développement. Cette stratégie a reçu l’approbation unanime de notre Conseil d’Administration en mai 2016 et contient des enveloppes financières allant jusqu’à 5 milliards de dollars EU pour la période 2016-2020.  Notre stratégie comprend trois axes principaux : (i) l’appui à la relance économique avec le secteur privé comme moteur de croissance pour la création d’emplois ; (ii) des investissements dans les régions intérieures ; et (iii) des programmes innovants pour que les jeunes tunisiens et tunisiennes puissent participer pleinement au développement de cette nouvelle Tunisie en tant qu’acteurs de cette transformation.

Au nom du Groupe de la Banque mondiale, nous réitérons nos sincères félicitations à la Tunisie pour l’excellente organisation de cette conférence.  Avec des centaines voire des milliers de participants et des dizaines de pays représentés, nous pouvons nous attendre à de riches échanges, y compris de fructueuses rencontres B2B. Cette participation témoigne du fait que la Tunisie est « l’amie du monde » (friend of the world), un pays pourvu d’un riche capital humain, une jeune démocratie déterminée à se maintenir comme une destination de choix dans le bassin méditerranéen pour des investisseurs. 

La Banque mondiale réitère son engagement de continuer à appuyer la transition économique pour que la Tunisie atteigne son plein potentiel économique.

Je souhaite bonne chance à cette conférence TUNISIA 2020 et vous remercie pour votre attention.

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